La France est de très loin le premier pays producteur de lin textile au monde.
Dans un contexte où de nombreuses exploitations agricoles se convertissent à l’agriculture biologique, voici un focus sur le développement de la culture du lin textile biologique.

Etat des lieux de la filière lin biologique en France

La production de lin biologique

La surface de lin biologique en France est estimée à environ 300 hectares en 2018, répartie entre une quarantaine de producteurs. Pour rappel, la surface totale de lin textile cultivée en France est de 100 000 hectares.
Le lin biologique est donc un marché microscopique dans la filière, mais sa surface croît d’année en année, grâce à l’amélioration de la maitrise technique et au développement de la demande et des filières de transformation.
Les producteurs actuels se répartissent entre la Seine-Maritime, l’Eure, la Seine-et-Marne et la Nord.

Pour produire du lin bio, il faut tout d’abord répondre à un cahier des charges rigoureux et ne pas utiliser de produits de synthèse, tel que l’engrais et les produits phytosanitaires.
Au printemps, il faut semer des semences certifiées biologiques, plus vulnérables aux parasites, ce qui expose le lin à de potentiels attaques d’insectes.
La germination et la levée doivent être très rapides pour limiter au maximum ces risques d’attaques. Le lin est donc semé plus tardivement, lorsque la température se réchauffe.

Il est nécessaire d’augmenter la durée de rotation des cultures afin d’éviter la résistance des maladies. Il est conseillé d’attendre 7 ans pour cultiver du lin à nouveau sur la même parcelle, contre 5 à 6 ans en agriculture conventionnelle.

Pour rappel, retrouvez l’ensemble du processus de transformation du lin textile en cliquant ici.

La transformation du lin biologique

Une fois récolté, le lin biologique doit être teillé par une entreprise de teillage. C’est lors de cette opération que la fibre est extraite de la plante.
Afin de conserver son label biologique, le teilleur doit lui même être certifié GOTS (Global Organic Textile Standard).
En 2018, 8 teilleurs ont reçu cette certification, dont notre partenaire local Terre de Lin. En France, c’est l’organisme ECOCERT qui délivre la certification GOTS.
Ensuite, 3 filateurs européens disposent de cette certification.

Pour rappel, retrouvez l’ensemble du processus de transformation du lin textile en cliquant ici.

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L’étiquetage des produits finis

Le Label « Textiles Biologiques » impose que le textile intègre au moins 95% de fibres issues de l’agriculture biologique et au maximum 5% de fibres synthétiques ou artificielles.
Le Label « Textiles à base de fibres biologiques » impose un minimum de 70% de fibres biologiques, et n’autorise pas plus de 10% de fibres synthétiques ou artificielles, jusqu’à 25% pour les articles chaussants ou de sport.

 

Une association pour accélérer le développement de la filière

A l’initiative d’une poignée d’agriculteurs et de transformateurs, l’association « Lin et Chanvre Bio » a été créée en 2013.
Elle dispose de trois collèges de membres : les agriculteurs biologiques, les entreprises coopératives et privées et les institutions partenaires.
Ses membres sont au service de la production de la valorisation de produits à base de lin textile biologique et de chanvre biologique.
Elle est aujourd’hui constituée de producteurs de lin bio, de teilleurs, peigneurs, tisseurs…et également de plusieurs marques qui proposent du linge certifié biologique.

Retrouvez les travaux de l’association en cliquant ici.

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