Avec une surface cultivée d’environ 100 000 hectares par an, la France est le premier producteur mondial de lin textile.

Nous connaissons tous l’usage textile de la fibre longue du lin, mais savez vous que l’ensemble de la plante est valorisé. Petit zoom sur cette plante « zéro déchet ».

Concrètement, que produit un hectare de lin textile ?

 

1/ La fibre

 

Après la phase de rouissage qui se déroule au champ, l’agriculteur va ramasser son lin en le pressant sous forme de balles rondes. Nous parlons alors de paille de lin, la plante ramassée est entière.
En moyenne, la quantité de paille pressée se situe autour de 6,5 tonnes / hectare (soit environ 30 balles rondes ramassées par hectare).

C’est la matière brute qui s’apprête à être transformée.

 

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Ces balles rondes sont ensuite livrées à l’usine de teillage. C’est alors que l’on va séparer la fibre textile de l’écorce du lin, grâce à une action mécanique.
Les fibres les plus longues ainsi extraites représentent la partie la plus noble de la plante, celle qui sera destinée à réaliser les fils les plus fins et les plus qualitatifs. Ces fibres longues sont appelées filasse ou long brin. Un hectare de lin permet de produire environ 1,5 tonnes de filasse.

 

 

L’opération de teillage permet également d’extraire des fibres courtes, appelées étoupes. Ces étoupes sont des sous-produits, qui sont utilisés pour des usages techniques tels que la papeterie, l’isolation des bâtiments ou la création de matériaux composites. Ce dernier usage est en plein essor, le lin étant très apprécié non seulement pour sa naturalité, mais également pour sa solidité et sa légèreté. Le lin composite se retrouve notamment dans la fabrication de skis ou de panneaux intérieurs d’automobiles. Un hectare de lin permet de générer environ 650 kilos d’étoupes.

 

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2/ Les résidus de teillage

 

La paille du lin, partie ligneuse de la plante, se trouve cassée en petites brisures lors de l’opération de teillage. Ces brisures sont appelés anas, et trouvent plusieurs débouchés. Ils peuvent être agglomérés pour créer des planches, ou servir de litière pour chevaux ou encore de paillis pour les jardins. Jusqu’à 3,5 tonnes d’anas par hectare peuvent être ainsi valorisés.

 

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Enfin, la capsule de lin contenant la graine est séparée avant ou pendant le teillage. La graine servira à préparer la semence pour l’année suivante, mais sa richesse en oméga 3 lui permet également de trouver des débouchés dans l’alimentation humaine et animale. En moyenne, le lin produit 600 kg de graines par hectare.
La capsule renfermant ces graines est appelée paillette de lin, elle est souvent mélangée à la graine dans l’alimentation animale. Le poids de paillette est d’environ 250 kilos par hectare.

 

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Aussi, vous l’aurez compris, le lin ne produit absolument aucun déchet. L’ensemble de la plante est valorisé, ce qui lui confère un bilan écologique exceptionnel.

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