Le trousseau de mariage, une ancienne tradition tombée en désuétude

 

Durant plusieurs siècles, dès qu’une fille naissait, les femmes de sa famille – souvent sa mère et sa grand-mère – commençaient à lui constituer un trousseau en vue de son futur mariage. Elles s’y prenaient donc très tôt afin d’avoir le temps d’assembler toutes les pièces indispensables, qui étaient confectionnées à la main et brodées à ses initiales. Souvent, on les rangeait dans des malles pour faciliter leur transport le jour de la cérémonie. Dans certaines régions, on allait jusqu’à lui réserver un champ de lin qui devait fournir la matière à filer puis à tisser son trousseau de mariage.

Ce trousseau était un bien particulier de la mariée, donc il lui appartenait et restait en sa possession en cas de décès de son époux par exemple. Pour les familles, il s’agissait également d’un moyen de montrer leur richesse car les voisins avaient la possibilité de venir l’admirer. Et parmi les pièces qui étaient incontournables, on retrouvait notamment du linge de lit en lin tels des draps.

 

Une panoplie confectionnée par la mère de la jeune mariée

Cette tradition du trousseau de mariage est très ancienne puisqu’elle daterait du XIVème siècle. Ce dernier témoignait en quelque sorte de la situation financière d’une famille, du soin apporté à l’éducation de la jeune fille. C’est pourquoi cette coutume était très répandue dans les milieux bourgeois. Mais à partir de la Seconde guerre mondiale, les mœurs ont bien évolué à ce sujet et aujourd’hui, cette tradition ne se perpétue plus vraiment. Or, à l’époque où elle était une étape presque obligatoire avant un mariage, les mères s’y consacraient dès la naissance d’une fille. Sa création prenait du temps car il fallait de nombreuses pièces dont du linge de maison et de lit – draps, serviettes, mouchoirs, nappes …etc. – et des vêtements (lingerie, chemises de nuit, bonnets, jupons, corsages…). Des habits, dessous et linges qui devaient résister toute une vie. Par conséquent, des tissus résistants et de qualité étaient choisis, comme du lin. Et plus les familles étaient aisées, plus les étoffes étaient précieuses.

 

Les draps en lin, des incontournables du trousseau

Avec cette panoplie, on préparait la jeune fille à sa future vie de mariée. Chaque pièce était personnalisée avec ses initiales, voire brodée. Son contenu pouvait également varier d’une ville à une autre, en fonction d’une coutume, et d’une famille à une autre. Mais certains linges revenaient régulièrement dans les trousseaux de mariage. C’est le cas des draps en lin. Cette étoffe était privilégiée pour sa qualité, sa résistance. Et à l’époque, rappelons que seules des matières naturelles étaient utilisées, on ne trouvait pas de fibres synthétiques. Et le lin était donc une référence car il était produit dans plusieurs régions de France et convenait à tous les climats puisqu’il est thermorégulateur.

 

Alors, si vous avez envie de renouer avec cette tradition tout en la modernisant, vous pouvez miser sur des linges de maison et de lit en lin. Ce sont des valeurs sûres !

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